Les pollens en Europe

Copernicus prévoit six types de pollens sur le domaine européen. Ils se recouvrent peu : ensemble ils couvrent l'année, de l'aulne en janvier à l'ambroisie en octobre, et chacun domine une partie différente du continent.

Bouleau

mars–mai

L'allergène printanier emblématique de l'Europe du Nord et centrale, et l'un des plus puissants : un seul arbre libère des centaines de millions de grains, qui voyagent des centaines de kilomètres au vent. Son allergène réagit de façon croisée avec la pomme, la cerise et la noisette — d'où les démangeaisons buccales que tant d'allergiques au bouleau ressentent en mangeant des fruits crus.

Le plus fort en Scandinavie, dans les pays baltes, en Pologne, en Allemagne et dans les îles Britanniques. Il s'estompe vers la Méditerranée, où le bouleau pousse mal.

Graminées

mai–sept

L'allergie pollinique la plus répandue d'Europe et celle qui touche le plus de monde : les graminées poussent du Portugal à la Finlande, aucun coin du continent n'échappe donc à leur saison. Les taux restent inférieurs à ceux du bouleau, mais la saison est bien plus longue et occupe l'essentiel de l'été.

Partout. Aucune partie du domaine n'échappe à une saison de graminées, même si le calendrier se décale d'environ un mois entre le sud et le nord.

Aulne

janv–avr

Le premier pollen de l'année, souvent dans l'air dès janvier alors que tout le reste dort encore. L'aulne appartient à la même famille que le bouleau et partage ses allergènes d'assez près pour que la plupart des allergiques réagissent aux deux — ce qui prolonge de fait la saison du bouleau de deux mois vers l'amont.

À peu près la même aire que le bouleau, avec les taux les plus élevés en Europe centrale et le long des cours d'eau, où pousse l'aulne.

Armoise

juil–sept

Une adventice de fin d'été, des bords de route et des friches, assez puissante pour provoquer des symptômes à un dixième des taux qu'il faut au bouleau. Elle chevauche l'ambroisie et réagit de façon croisée avec elle, ainsi qu'avec le céleri, la carotte et plusieurs épices.

Europe centrale et orientale, de l'Allemagne vers l'est, et fréquente dans les Balkans.

Olivier

avr–juin

Cantonné à la Méditerranée, où il est l'allergène printanier dominant — dans certaines parties de l'Andalousie, de la Grèce et du sud de l'Italie il pèse plus lourd que le bouleau au nord. Les taux montent haut : une journée de printemps en zone oléicole atteint sans peine quatre chiffres.

Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Chypre et sud de la Turquie. Pratiquement absent au nord des Alpes.

Ambroisie

août–oct

Une adventice nord-américaine envahissante, répandue dans le bassin pannonien et les Balkans, avec un second foyer dans la vallée du Rhône. C'est le pollen le plus puissant de cette liste — les symptômes commencent à des taux à un chiffre — et sa saison est tardive, comblant l'intervalle entre les graminées d'été et les premières gelées.

Surtout la Hongrie, la Croatie, la Serbie, la Roumanie et le nord de l'Italie, ainsi que la région Rhône-Alpes. En progression vers le nord.

Tous les seuils de ce site sont exprimés en grains par mètre cube, l'unité qu'utilise une station de comptage. Les chiffres se comparent donc directement à ceux d'un réseau national.